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 Me Before You : 

Me Before You affiche du film

FICHE TECHNIQUE :

Un mélo en forme de sucrerie pop. Dans l'Angleterre rurale, Lou (Emilia Clarke), une jolie jeune femme sans un sou ni grande ambition professionnelle, est employée par un couple très riche, propriétaire d'une demeure extraordinaire, et dont le jeune et joli fils a plus ou moins son âge. Voilà la bergère sur le point de rencontrer son prince, pourrait-on croire, et c'est ce qui se passe à deux détails près : deux roues, supportant le fauteuil dans lequel Will (Sam Claflin), resté paraplégique après avoir été renversé par un chauffard deux ans plus tôt, doit vivre jusqu'à la fin de ses jours. Ces deux roues font-elles ou non toute la différence ? Telle est la question que le film de Thea Sharrock, adapté par Jojo Moyes de son propre best-seller, semble se poser tout du long. Ou plutôt, il lui apporte tout du long et en alternance deux réponses contradictoires. Tantôt il prend la forme convenue d'une romance de cinéma facile : lumières vives et flatteuses roulant sur les joues des acteurs, regards qui en disent long, chansonnette mélancolique accompagnées à la guitare. Tantôt [ au début surtout ] elle inverse la romance, dans une démarche similaire à celle que Catherine Hardwicke adoptait, la semaine dernière pour faire basculer la comédie en cauchemar amical autour d'une histoire de cancer, dans Ma meilleure amie. Bien qu'assez peu gourmand, au bout du compte, de ce pathos bon marché que l'assemblage guitare-décor idyllique-prince charmant sur roues lui mettait si simplement à portée d'objectif, Avant toi n'avance pas aussi intelligemment que Ma meilleure amie sur la longueur. Passées les premières confrontations entre la bavarde joviale et le désespéré en fauteuil, qui ont un beau relief, le film s'installe entre sourire et larmes dans un balancement assez prévisible. Un beau duo de jeunes acteurs Reste un beau duo de jeunes acteurs, crédible et fonctionnel malgré l'opposition quasi-frontale des personnalités et des situations. Sam Claflin (Hunger Games, The Riot Club) a l'œil humide juste ce qu'il faut, et la mélancolie élégante. Emilie Clarke (« Game of Thrones ») en fait énormément et la presse anglo-saxonne n'a parfois pas été tendre avec elle. Tout le sel de son personnage tient pourtant dans le fait qu'il est trop exubérant, trop visiblement joyeux, trop absolument naïf pour qu'on n'y devine pas une pose semi-confortable, un rempart contre la détresse et la tiédeur d'une vie Retour à la liste  /  Film suivant

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